Cette lettre d'information a un caractère exceptionnel. En effet, il y a 16 mois, en Mars 2010, j'informais mes lecteurs d'une grave crise à venir dans la zone Euro, et en particulier en Grèce.
Aujourd'hui, la situation commence à se gâter très sérieusement. Je vous donne donc ci-dessous, des informations extraites d'articles, parues ces jours-ci, et qui confirment la gravité de la situation, ainsi que les efforts faits pour la cacher, au moins temporairement.
Vous lirez ci-dessous des solutions que nous pouvons encore vous proposer. Il ne s'agit, en aucune façon de vous faire peur, mais de vous faire prendre conscience de la situation réelle avant qu'il ne soit trop tard.
Savoir pour prévoir, afin de pouvoir.
[Auguste Comte]
AFP le 02/07/2011 à 23:57La Grèce obtient une bouffée d'air mais le vrai sauvetage se fait attendre :
La Grèce a obtenu samedi soir l'assurance qu'elle recevrait avant mi-juillet l'argent dont elle a un besoin urgent pour éviter la faillite, avant un nouveau plan de sauvetage à plus long terme qui pourrait selon Berlin se faire attendre jusqu'à l'automne.
Athènes, qui n'arrive pas à faire face aux remboursements de son énorme dette chiffrée à environ 350 milliards d'euros, risquait sans cet argent de se retrouver en défaut de paiement.
Mais la Grèce n'est pas durablement à l'abri d'une faillite.
MoneyWeek du Vendredi 1er juillet 2011
On est donc très clairement en face d'une situation de quasi-faillite que l'on résout par des soutiens en liquidité et en aménagements divers.
Grèce, mai 2011 ?Des solutions un peu plus sophistiquées mais qui ont comme même objectif de repousser dans le temps les problèmes.
Certains cyniques pensent que d'ici là, ils ne seront plus aux commandes.
….On vient donc de "découvrir" que les besoins de financement supplémentaires de la Grèce par rapport à ce qui était estimé lors du plan de mai 2010 étaient de l'ordre de 120 milliards d'euros jusqu'en 2014.
Alors on s'agite et on refait les comptes : 20 à 30 milliards de privatisations (le chiffrage de 50 semble irréaliste) ; le roulement officiellement volontaire par les banques des emprunts d'Etat grecs arrivant à échéance pour environ 20 milliards. Faites le compte : il manquerait donc autour de 80 milliards d'euros.
De deux choses l'une, soit on est incapable d'estimer même grossièrement les besoins budgétaires de l'Etat que l'on dirige et alors c'est inquiétant, soit l'on sous-estime volontairement les déficits et donc ces besoins et c'est très grave.
ROUBINI-Economiste Américain très connu
..le principe d'une compression interne des salaires pour améliorer la compétitivité de la Grèce provoquerait une Grande Dépression qui, non seulement achèverait l'économie grecque, mais rendrait totalement illusoire le remboursement des dettes que le pays a contracté.
Jacques SAPIR-Economiste Français très connu
Certes, certains évoquent la solidarité européenne mais celle-ci est illusoire tant elle devrait être importante. Cette solidarité, si elle améliorerait la situation de la population grecque, ne ferait qu'entretenir un déséquilibre de la balance des paiements du pays qu'il faudra bien tôt ou tard corriger. Cette solution revient à une fuite en avant dans toujours plus de dettes.
AFP le 02/07/2011 à 23:57
L'éventualité d'une faillite grecque inquiète au-delà de la zone euro. Les Etats-Unis notamment ont multiplié les mises en garde: leur chef de la diplomatie, Hillary Clinton, a encore appelé samedi les Européens à apporter une réponse "forte, souple et efficace" à la crise.
En Europe, les deux autres pays ayant eu besoin d'aide, Portugal et Irlande, sont en première ligne. Mais l'Espagne inquiète aussi depuis des mois à cause de son secteur bancaire fragile, et l'Italie est dans le collimateur de certaines agences de notation en raison de sa dette très élevée.